Sit-in devant l’ambassade américaine à Awkar en solidarité avec Georges Abdallah

Sit-in devant l’ambassade américaine à Awkar en solidarité avec Georges Abdallah

La Campagne Internationale pour la Libération de Georges Abdallah a effectué un sit-in protestaire devant l’ambassade américaine à Awkar, afin de condamner l’intervention des Etats-Unis dans les décisions judiciaires françaises et de refuser la continuité de l’arrestation arbitraire de Abdallah depuis plus de trente ans dans les prisons françaises. Les participants ont soulevé les photos d’Abdallah et des bannières dénonçant l’administration du président américain Barack Obama ; ils ont aussi agité des drapeaux portant des images du révolutionnaire argentin Ernesto Guevara et du militant Georges Abdallah.

Le leader du Parti Démocratique populaire, Mohammad Hashisho, a porté l’administration américaine responsable de la continuité de l’arrestation d’Abdallah, confirmant que la bataille pour sa libération est la bataille de tous ceux qui rejettent l’impérialisme américain et l’impérialisme français, appelant les libéraux du monde pour exprimer leur solidarité avec les prisonniers politiques détenus dans les prisons impériales, et le doyen des détenus dans les prisons européennes, le militant Georges Abdallah.
Khaled Abou Nour, du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine, a parlé au nom des Fractions Palestiniennes, soulignant que l’administration américaine est responsable de la continuité de l’arrestation d’Abdallah et a demandé aux autorités françaises de le libérer ; il a également appelé à un mouvement de soutien aux détenus dans les prisons israéliennes qui ont fourni les sacrifices les plus coûteux pour la liberté de la Palestine et la liberté de Jérusalem, qu’Israël tente de judaïser aujourd’hui.
Robert Abdallah, le frère du prisonnier Georges Abdallah, a appelé au nom de la Campagne Internationale pour la Libération de Georges Abdallah à assiéger les intérêts français et américains au Liban, et à modifier la stratégie de la défense de Georges Abdallah vers le piégeage de ces intérêts et de les condamner. Il a aussi appelé à solidarité plus ample avec Georges Abdallah de la part de toutes les forces et les autorités au Liban et dans le monde, confirmant que la décision de la justice française de refuser la libération de George Abdallah ne nous conduira pas à la frustration, au contraire il renouvelle en nous l’esprit de la lutte pour sa libération par tous les voies et moyens disponibles.
Abdallah a déposé plusieurs demandes de libération conditionnelle, et la décision rendue le 21 novembre 2012 par la Cour de l’Application des Peines de Paris a été favorable à sa demande, au motif qu’il soit l’objet d’un arrêté d’expulsion, et la Cour d’Appel de Paris a soutenu le jugement du 10 Janvier 2013. Mais le 4 avril 2013, la Cour de cassation a infirmé l’arrêt au motif que les conditions prévues à l’article 729-2 du Code de Procédure Pénale ne sont pas réunies, c’est-à-dire l’émission d’une décision administrative d’expulsion du territoire français.

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Le 5 novembre 2014, la Cour de l’Application des Peines française a rejeté la neuvième demande de libération, prétextant que les conditions de libération et d’expulsion vers le Liban dépendent d’une décision administrative délivrée par le Ministre de l’Intérieur français, ce qui confirme que le maintenir en détention est une décision politique et arbitraire et non une décision judiciaire indépendante des commandes israéliennes et américaines qui appellent à le maintenir en prison jusqu’à la mort.
Georges Abdallah a été arrêté en France en 1984, et a été jugé deux fois et la condamnation à perpétuité a été émise en 1987, sans preuve du crime, et suite à une manipulation démystifiée par les services de sécurité français et le pouvoir judiciaire, où il a été inculpé de complicité dans l’assassinat de Yaakov Barsimentov, le second secrétaire à l’ambassade d’Israël en France, le 3 avril 1982, et l’attaché militaire américain à Paris, Charles Robert Ray, le 18 janvier 1982, et a été condamné à une peine à perpétuité.
L’Etat français a délibérément manipulé « le dossier et le procès » de Georges Abdallah : c’est publiquement connu et annoncé par les participants les plus importants impliqués dans cette fabrication. Y compris Allen Marceau, le superviseur adjoint général français de la magistrature central dans la lutte contre le terrorisme dans les années quatre-vingts, et Yves Bonnet, ancien directeur du DST français.